Remise du Prix d’excellence ARCCO 2015 et réception en l’honneur de Clive Robertson

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Artist-Run Centres & Collectives of Ontario (ARCCO) presents:

Prix d’excellence de l’ARCCO présentation et réception

Lauréat : Clive Robertson

Lieu : Gallery TPW – 170, avenue St. Helens
18 h 00 à 20 h 00
Généreusement offert par la galerie TPW.
Commanditaire : Intact Insurance, Cinnamon Girls Catering et Mill Street Brewery

Lauréat : Clive Robertson
Artist-Run Centres & Collectives of Ontario (ARCCO) est heureux d’honorer l’artiste, conservateur, critique, éditeur et éducateur Clive Robertson en lui décernant le prix ARCCO Achievement Award 2015, en reconnaissance de sa contribution de longue durée à la culture de l’autogestion artistique et à la production culturelle. L’engagement continu de Clive Robertson envers la culture de l’autogestion artistique et la promotion de l’art contemporain est manifeste dans le rapport formatif qu’il entretient depuis des décennies avec des centres d’artistes autogérés et des maisons d’édition partout au pays, notamment l’ANNPAC, la galerie SAW Video, Parachute,W.O.R.K.S., Centrefold et Fuse Magazine. Il a joué un rôle déterminant dans l’établissement d’un modèle d’autogestion artistique décentralisé et démocratisé en tant qu’objectif national. Il a participé aux rencontres fondatrices de l’ANNPAC, dont il a par la suite assumé le poste de premier président national. Clive Robertson enseigne la praxis de l’art performance et de l’histoire de l’art contemporain ainsi que l’étude des politiques culturelles à l’Université Queen, à Kingston, depuis 1999.
 
 

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Lauréat : Clive Robertson


 
 
Prix ARCCO de la relève culturelle
L’ARCCO profitera de cette occasion pour mettre en vedette les leaders d’exception en matière culturelle qui émergent des centres d’artistes autogérés de l’Ontario. Cette année, les centres d’artistes autogérés et les centres d’arts médiatiques de l’Ontario ont mis en nomination celles et ceux qui méritent la reconnaissance de leurs communautés. Qui fait preuve d’initiative, de créativité, de générosité et d’excellence ? Qui laisse sa marque par son travail ? Nous vous invitons à vous joindre à nous pour célébrer l’excellence de la relève au sein de la communauté de centres d’artistes de l’Ontario.
 
 
À propos de notre hôte, la galerie TPW

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Image : Lancement du nouvel espace de la galerie TPW au 170, avenue St Helens, le 30 avril 2015.
Photo : Yuula Benivolski.

photographie, les nouvelles technologies et les médias basés sur le temps au sein de la culture contemporaine. Que ce soit au moyen d’expositions, de projections, de performances, de textes ou d’événements discursifs, nos programmes encouragent une rencontre critique avec l’image. Notre espace nouvellement transformé comporte une salle d’exposition principale de 1 200 pieds carrés et un espace à usages multiples de 330 pieds carrés qui accueille la participation du public. Située avenue St Helens, au cœur d’un district des arts en pleine expansion qui recèle plusieurs autres galeries d’art contemporain, TPW est facilement accessible par les transports en commun, à cinq minutes à pied de la station de métro Lansdowne.

Jusqu’au 14 novembre, TPW présentera le projet multidisciplinaire Negative Space d’Antonia Hirsch, artiste canadienne basée à Berlin. L’exposition explore l’interrelation entre mondes intérieurs et extérieurs en sollicitant des images et des objets allant de l’astronomie et des appareils mobiles contemporains aux miroirs sombres des peintres paysagistes des 18e et 19e siècles. Poursuivant le fil d’une histoire de réflexion/réfléchissement, Negative Space interroge le fait que, à travers nos appareils, nous donnons préséance aux images sur le réel.

gallerytpw.ca
 
 


 
 
Parcours des lauréat(e)s :

Clive Robertson

Le travail de Clive à titre d’artiste, conservateur, critique et éditeur est intimement lié à de nombreuses organisations. Depuis ses débuts en tant qu’organisateur des tout premiers festivals d’art à Reading (Royaume-Uni), en 1970, Clive entretient un fructueux rapport aux centres d’artistes autogérés, ces pionniers devenus partie intégrante du monde canadien des arts.

À Calgary, en 1972, Clive cofonde le collectif international de performance et d’édition W.O.R.K.S, qui produit plusieurs des premiers projets artistiques internationaux pour la télévision, notamment des performances et des projets d’artistes. Toujours à Calgary, en 1975, il est également cofondateur du Parachute Centre for Cultural Affairs ainsi que des éditions Arton’s Publishing. Celles-ci comblent une lacune dans l’édition d’art canadienne, tandis que le Parachute Centre fournit aux artistes un espace expérimental d’exposition comme solution de remplacement aux musées et aux galeries commerciales. Sa programmation comprend des expositions d’artistes nationaux et internationaux, des performances, ainsi que des évènements axés sur la création parlée et les nouvelles musiques. Parachute diffuse par câble des émissions télévisées et met à la disposition des artistes des installations de production audio et vidéo ainsi qu’un service d’archivage. La structure de cette organisation définira par la suite les principes et les bases de la pratique de nombreux centres d’artistes autogérés. Parachute réunit à l’échelle régionale, nationale et internationale des artistes établis et émergents, et favorise un climat d’expansion qui encourage artistes et organismes de production à prendre des risques en matière de création.

Depuis des décennies, Clive est un acteur profondément engagé de l’édition d’art canadienne en tant qu’auteur, critique, journaliste et éditeur. Il est coauteur, avec Alain-Martin Richard, du livre Performance au/in Canada 1970-1990, une encyclopédie complète de l’art performance au Canada et au Québec. Cet ouvrage constitue l’unique et indispensable archive de l’activité en matière d’art performance au cours de cette période déterminante et un index essentiel pour la recherche et les ouvrages scientifiques consacrés à ce domaine. Par ailleurs, son livre Policy Matters, Administrations of Art and Culture (YYZ, 2006), qui porte sur le mouvement des centres d’artistes autogérés et sur les logiques de responsabilisation quant au financement des arts et aux politiques culturelles, a reçu un accueil favorable de la part d’une nouvelle génération d’artistes, de chercheurs et d’administrateurs des arts.

Clive est également cofondateur du magazine Centerfold (1976), devenu par la suite Fuse (1980-2014). En situant la production artistique dans son contexte social, Centerfold et Fuse sont devenus une source essentielle d’information et de discours critique pour les personnes actives dans les médias modernes tels que l’audio, la vidéo, la presse écrite, la télévision, la photographie et la performance. Ces deux publications ont été diffusées au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Leur mission principale, comme l’écrivit Clive dans un éditorial en 1980, consistait à « combler le fossé historique qui sépare les artistes des autres praticiens dans notre société ». Fuse a été l’un des principaux espaces en Amérique du Nord qui permettait aux artistes s’exprimant dans une perspective féministe, gaie/lesbienne, noire, du point de vue des Premières Nations ou encore de la culture inuite d’écrire en leur propre nom. En rendant compte des débats culturels se déroulant au Canada par la voix des artistes eux-mêmes, Fuse a représenté un forum essentiel pour des auteurs qui n’avaient pas auparavant accès aux médias. Éditeur de Fuse jusqu’en 1983, Clive a continué d’agir à titre d’éditeur régional, puis émérite, jusqu’en 2014, année de la fermeture du magazine.

Clive a exercé une influence décisive en contribuant à faire de la mise en place du modèle décentralisé et démocratisé de centre d’artistes autogéré un objectif national. Il a participé aux réunions fondatrices de l’Association of Non-Profit Artist-run Centres (ANNPAC), a été élu premier président national de cette association (1977), et en a assumé les fonctions de codirecteur national (1990) et de porte-parole national (1989-1991). L’ANNPAC a mis en relation les communautés artistiques d’un bout à l’autre du pays et créé un vaste réseau d’institutions. Clive est membre fondateur de l’UAI (Union des artistes indépendants), qui tenta, au milieu des années 1980, de négocier un salaire décent pour les artistes. Il a également été commissaire d’un grand nombre d’expositions et d’évènements, ainsi que directeur de la Immediate Gallery, à Calgary (1973), directeur artistique du Parachute Centre et des éditions Arton’s Publishing, également à Calgary (1975-1983), membre du conseil de la galerie A Space, à Toronto (en 1983, année où A Space a lancé sa programmation axée sur les arts communautaires), coordonnateur à la production de vidéos et président du conseil de Trinity Square Video, à Toronto (1985-1987), directeur artistique de la Galerie SAW Vidéo, à Ottawa (1987-1989), et membre du conseil de la galerie Modern Fuel, à Kingston, ainsi que du Collectif FADO Performance, à Toronto (2000-2006).

Ayant obtenu, dans sa cinquantaine, un doctorat en communication à l’Université Concordia, Clive enseigne la praxis de la performance, l’histoire de l’art contemporain ainsi que l’étude des politiques culturelles à l’Université Queen, à Kingston, depuis 1999.